alnu, 3, route d'Arlon, Strassen, L-8009, Luxembourg.
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3, rte d'Arlon
L-8009
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2010-2011
BULLETIN de l’Association Luxembourgeoise pour les Nations Unies
Rapport annuel (version Word) (version pdf)
• Concours de l'ALNU sur le thème de la
paix.
• Entrevue avec le Ministre du Développement Durable
des Infrastructures au
Sujet du changement climatique, Andre Rollinger
• European UNAs meeting in Geneva and human rights issues,
Paul Frank
• Clôture de la Décennie internationale pour la promotion
d'une culture de la paix.
• La faim et les moyens, Arsène Millim
• Situation des pays les moins avancés: vers une
nouvelle architecture
internationale de développement ? André Rollinger
• Dimension raciale de la traite des personnes, en particulier
des femmes et des enfants, Anny Bastian
• La candidature du Luxembourg au Conseil de Sécurité
2013-2014.
• Intervention de Mme Sylvie Lucas lors du Débat
public du Conseil de
Sécurité sur les femmes et la paix et la sécurité.
• Les Nations Unies dans le monde: Sélection de quelques
sites Internet
_____________________________________________
Concours de l'ALNU
sur le thème de la paix.
Le concours de l'ALNU sur la paix s’adresse à des groupes d’élèves (maximum
4 personnes) de l’enseignement secondaire et secondaire technique. Le travail
de groupe consiste à présenter un pays en situation de conflit et à proposer
des solutions pour une paix durable. En même temps, les élèves proposeront
une approche que l’ONU pourrait adopter afin que le pays concerné retrouve
sa stabilité.
Les quatre pays cibles du concours sont : l’Afghanistan, le Cachemire, Chypre,
la République démocratique du Congo.
Ce concours s’inscrit aussi dans le cadre de la célébration par les Nations
Unies de l’Année Internationale de la Jeunesse août 2010-août 2011, dont
le thème est le dialogue et la compréhension mutuelle.
Le présent concours sera évalué en trois catégories distinctes: classes
de 7e, 6e, 8e, classes de 5e, 4e, 9e, 10e , classes de 3e, 2e, 1re, 11e,
12e , 13e .
Chaque production respectera un schéma général identique: l’histoire et
la géographie; les facteurs ethniques et culturels, les facteurs économiques,
politiques et sociaux; les accords sur le maintien de la paix, le rôle des
parties intervenantes et de la communauté internationale dans la situation
actuelle, les négociations en cours; les perspectives d’avenir et les propositions
des participants pour une paix durable et définitive.
La production ne peut pas excéder 10 pages DIN A 4. Aucun minimum n’est
prescrit. Les élèves ajouteront en annexe toutes les références et les données
bibliographiques ainsi que les documents utilisés.
Le comité de l’ALNU désignera parmi tous les projets envoyés par les directions
des lycées participants les deux meilleures productions de chaque catégorie
de classe (en tout 6 épreuves).
La remise des prix est prévue le lundi 16 mai 2011 à 18h30 à la salle Robert
Krieps de l’Abbaye Neumünster à Luxembourg en présence des autorités du
Ministère de l’Éducation Nationale et du Ministère des Affaires Étrangères,
de la Direction et des professeurs des lycées participants ainsi que des
élèves et de leurs familles.
Lors de cette cérémonie, les six meilleures productions seront présentées
par les élèves (p.ex. projection Powerpoint, film, tableau d’exposition,
photos, …). Le temps de présentation est de dix minutes pour chaque contribution.
Un jury, composé des représentants de l’ALNU et d’un délégué de chaque lycée
participant désignera les trois meilleures productions.
Les prix suivants seront attribués par l’ALNU: 1er prix : un séjour de 2
jours à Genève [1] pour les lauréats et un professeur du lycée; 2ième prix
: 400 €; 3ième prix : 200 €; 4ième au 6ième prix: cadeaux du United Nations
Bookshop. Tous les participants au concours recevront un livre sur les Nations
Unies.
_______________________________________________
Entrevue avec le Ministre du
Développement Durable des
Infrastructures au sujet du changement climatique.
La Communication Nationale du Luxembourg sur le changement climatique.
Le Ministère du Développement Durable et des Infrastructures a publié au
mois de février 2010 une Communication Nationale consolidée du Luxembourg
dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies pour le Changement
Climatique et du Protocole de Kyoto. Antérieurement, le Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies avait
écrit un rapport dans lequel une diminution des GES d’au moins 30% au cours
de la période 1990-2020 était estimée être nécessaire pour les pays développés
afin de maintenir l’augmentation moyenne mondiale des températures à 2 degrés
au cours de ce siècle. En décembre 2009, le sommet mondial des Nations Unies
sur le climat à Copenhague (COP15) au Danemark n’avait pas pu aboutir à
un accord mondial concret et réalisable. Or, le prochain sommet (COP16)
a lieu au mois de décembre 2010 à Cancun au Mexique, alors que les négociations
préparatoires en cours semblent toujours piétiner.
Dans ces circonstances incertaines et difficiles, une entrevue
sur l’analyse de la Communication Nationale a eu lieu le 16 septembre entre
le Ministre du Développement Durable et des Infrastructures, M. Claude Wiseler
et M. Eric De Brabanter de la Direction des Affaires Internationales du
Ministère ainsi que les représentants de l’Association luxembourgeoise pour
les Nations Unies (ALNU) MM. André Rollinger, Arsène Millim et Louis Oberhag.
Cette Communication inclut aussi bien les résultats et statistiques sur
l’évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 1990 à 2008,
leurs projections à l'horizon 2020 ainsi que de nouvelles actions potentielles
de réduction de ces émissions par des mesures nationales.
Un document de l’ALNU a été remis au Ministre sur l’analyse de
la situation actuelle au Luxembourg et en Europe, l’urgence face aux observations
sur le terrain concernant les évolutions climatiques, les recommandations
récentes des experts des Nations Unies, les mécanismes flexibles de développement,
le dossier du Danemark et les projections des GES jusqu’en 2020 pour le
Luxembourg.
Il a été constaté que les efforts du Luxembourg ont permis d’aboutir
à des résultats fructueux jusqu’en 2009 avec une baisse des émissions de
gaz à effet de serre (GES) estimée à 8,5% pour la période 1990-2009 (chiffres
provisoires pour 2009). Cependant le transport routier a pris une proportion
prépondérante dans la répartition des GES par secteur d’activité avec un
pourcentage de 52%. M. Wiseler a souligné qu’il faut apprécier ces données
dans le contexte d’une augmentation au cours de cette période de la population
de près de 30% et du nombre de frontaliers d’environ 112.000 personnes.
Avec 147.000 unités, ces derniers représentent à présent près de 30% de
la population résidente. Il faut savoir aussi que la mobilité constitue
un facteur clé dans un environnement économique international de plus en
plus concurrentiel.
L’urgence d’une action renforcée au niveau mondial.
Les observations scientifiques sur le recul massif des glaciers
dans les Alpes durant les 15 dernières années laissent présager que le climat
constitue une urgence à l’échelle de la planète. Selon les experts des Nations
Unies, à défaut d’un effort accentué avec des mesures plus fortes en faveur
de la protection du climat, la planète risque de subir une nette détérioration
des conditions climatiques avec des conséquences néfastes irrémédiables.
Les principaux pollueurs en GES de la planète sont la Chine, les
Etats-Unis et les pays de l’Union Européenne. Toutefois, les Etats-Unis
n'ont pas ratifié le Protocole de Kyoto et, en 1997, la Chine était un pays
en développement qui, aujourd'hui, est un pays émergent. Par conséquent,
et même si, idéalement, les Etats-Unis et la Chine devraient s'engager sur
des objectifs contraignants dans le cadre d'un futur accord international,
M. Wiseler exprime ses réserves sur des engagements fermes et nets de leur
part, alors que les pays développés ayant adhéré au protocole de Kyoto ont
souscrit à de tels engagements. Pourtant, il estime aussi que les Etats-Unis
tout comme la Chine disposent d’une grande capacité à mettre en œuvre rapidement
des progrès technologiques qui leur permettraient d’améliorer leur bilan
en GES. Il est signalé de la part de l’ALNU que les Etats-Unis ont fait
un premier pas en publiant aussi une Communication Nationale sur l’évolution
de leurs GES depuis 1990 selon le schéma du protocole de Kyoto. Face à ces
deux grands blocs, l’Union Européenne devrait constituer un front plus homogène
et plus solide, en diminuant les disparités entre les pays membres par une
certaine harmonisation de leurs stratégies politiques ayant un impact sur
le climat.
Une approche globale, qui associe plus étroitement le climat et l’énergie,
paraît nécessaire. Un groupe international d’experts vient de remettre un
rapport au Secrétaire général des Nations Unies sur le lien entre l’énergie
et un futur durable. Un rôle primordial y est attribué à une utilisation
efficace de l’énergie dans son ensemble
.
Les projections et les mesures futures au Luxembourg concernant
les gaz à effet de serre.
Au Luxembourg, les projections de la Communication nationale à
l’horizon 2020 ne sont guère encourageantes, puisqu’elles prévoient, par
rapport à 2005, une légère augmentation du total des GES au Luxembourg même
dans le meilleur scénario incluant de nouvelles mesures.
Le ministre signale que, dans le cadre de la définition d’un pacte national
pour le climat et le développement durable, une actualisation du plan d’action
national de réduction des émissions de CO2 sera réalisée.
Dans le secteur prédominant du transport routier toujours en expansion,
une extension du transport public au delà d’un pourcentage de 25% n’est
guère réalisable. Il faut savoir aussi que les rentrées fiscales des accises
sur les carburants, couplées à celles des ventes de tabac et d'alcool dans
les stations, atteignent environ 1,5 milliards d’Euros et constituent une
part importante des recettes de l’Etat. Des pertes fiscales élevées dans
ce domaine entraineraient une augmentation sensible de l’endettement global
que le Luxembourg ne peut pas se permettre. Dans le domaine de l’aviation,
un accord au niveau européen vient d’être conclu. Des quotas d’exploitation
seront fixés pour les compagnies aériennes au delà desquels des contributions
financières seront dues.
M. Rollinger invoque la nécessité de la conception d’une politique à moyen
terme conséquente et globale sur le climat et l’énergie par une réduction
progressive des GES dans tous les secteurs au Luxembourg sur la base d’une
combinaison efficace entre les mécanismes de marché, les énergies renouvelables
et une efficacité énergétique accrue. Dans ce contexte, l’ALNU suggère une
certaine harmonisation au niveau européen des taxes environnementales sur
les différentes catégories d’énergies fossiles par une diminution progressive
des écarts de taxation entre les pays de l’Union Européenne dans des étapes
clairement définies. Il y aurait un certain impact budgétaire échelonné
dans le temps sans une chute brutale des recettes fiscales dans ce secteur.
En ce qui concerne les subventions de l’Etat pour les énergies renouvelables
et l’efficacité énergétique, le calcul du montant d’un subside devrait être
orienté plus systématiquement sur la réduction effective en tonnes de CO2
de chaque demande de subvention introduite.
Un portail Internet, consacré spécifiquement au climat et à l’énergie, permettrait
d’offrir au public un espace de sensibilisation global sur l’importance
de ces deux domaines et leur interaction cruciale tout en constituant un
point d’accès cohérent à toutes les informations pertinentes qui s’y rapportent.
Les mécanismes flexibles du protocole de Kyoto.
Le Luxembourg recourt au financement de projets internationaux liés aux
mécanismes flexibles du protocole de Kyoto pour atteindre les objectifs
globaux convenus dans le cadre de ce protocole. Un rapport de la Banque
Mondiale évoque les problèmes et les contraintes de ces mécanismes. Le Ministre
consent à ce que l’effort primordial de réduction des GES doit être consenti
au niveau national. Les mécanismes flexibles du carbone, visant une réduction
des GES, constituent un complément au niveau international qu’il s’agit
d’utiliser d’une manière mesurée et à bon escient.
Un projet d’efficacité énergétique pour des habitations en Estonie vient
d’être accepté. De plus, le Ministère va étudier la possibilité de participer
à un tel type de projets dans les pays cibles de la Coopération au Développement
du Ministère des Affaires Etrangères. Ainsi, le soutien financier du Luxembourg
à des pays en voie de développement en Afrique pourra être élargi dans les
domaines du climat et de l’énergie à partir de fonds spécifiques du Ministère
du Développement durable et des Infrastructures. Dans le cadre du financement
du carbone pour un développement durable, le Programme des Nations Unies
pour le Développement propose des projets de partenariat sur la base de
son initiative ‘MDG (Millenium Development Goals) Carbon Facility’. La régularisation
des GES en Afrique deviendra de plus en plus importante alors que le continent
devrait atteindre une population d’environ 1.350 millions de personnes en
2025.
Les répercussions après le prochain sommet mondial à Cancun.
L’ALNU fait la proposition d’une autre réunion avec le Ministre du Développement
durable et des infrastructures au premier semestre de l’année 2011 pour
évaluer les résultats du sommet sur le climat COP16 à Cancun et l’évolution
de la stratégie du Luxembourg en matière de climat et d’énergie.
André Rollinger
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European UNAs
meeting in Geneva and human rights issues.
These points are related to the role and the work of the UNAs (United Nations
Associations) and to Human Rights issues.
The role and the work of the UNAs.
Where do the UNAs fit? They can help the UN by raising awareness of the
work of the UN and by concentrating on following priority areas: engagement
of the youth, empowerment of women and encouragement of development by fulfilling
the millennium goals. The UN needs the feedback from the UNAs.
The UNAs are working together with the DPA department of the UN in New York.
In Geneva there is only a small part of this department.
The aims of the UNAs meetings are following:
1) facilitate meetings with officials and working in the UN system (what
is the UN doing, its agenda)
2) tell the delegates of the UNAs about the WFUNA (World Federation of United
Nations Associations) campaigns and the global activities and listen to
the delegates
3) held internal meetings in which the delegates of the UNAs have exchange
of informations and experiences (what do the UNAs want to do); reduce the
time frame of the meetings.
It is interesting to know that the WFUNA is initiating projects like civil
society training courses at the UN and publishes a handbook for Youth Associations.
The work of the UN related to the Human Rights
According to UN Watch the membership is one of the big problems of the HRC
(Human Rights Council)
The Human Rights Watch presented following analysis of the work of the UN
related to the HR (Human Rights):
“We evaluate if the UN works as it was designed. The countries have their
own national interests and their agendas. The HR are one of the things in
their agendas.
In 1947 the UN proclaimed the Universal Declaration of the HR and the Commission
of HR was created. In the beginning the HRC was inspired by western Countries,
now Asia and Africa have the majority in the Council. 2003 was the lowest
point of the HR Commission; indeed Libya was providing the chairman of this
Commission.
The mechanism that the HRC could function correctly is there, but the countries
do not use it or they use it in a wrong way. Unfortunately NGOs are often
aligning to national agendas.
The members of the Commission have been elected to protect each other; then
the countries started to reform the Commission of HR. The Universal Periodic
Review (UPR) has a great potential; the HR situation in each country is
examined every 4th year. The UPR has been created not to protect the countries,
but to promote the HR.
The International HR Court is a good idea, but this idea cannot yet be realized.”
The Head of NGO Liaison Office of the UN (UNOG) foresees within the next
years the political polarization of the HRC.
Remarks of the author of the present article:
The Universality of the Human Rights is the key point for a correct application
of these Rights. In the western countries, which are at the origin of the
text of the Universal Declaration of the Human Rights, this Universality
is recognized. Unfortunately many non western countries started a controversy
about this point. Very often these countries, which represent the majority
at the UN, do not have democratic governments.
The civil society, the Human Rights and the OHCHR.
The civil society is at the front line of HR.
In order to make civil society more productive in their work, the Civil
Society Unit of the OHCHR (Office of the High Commission for Human Rights)
gives to them practical advices and informs them about mechanism. One of
the main instruments the Civil Society Unit uses is the book «Travailler
avec le programme des NU pour les Droits de l’Homme ; un manuel pour la
société civile» It also supports the civil society for the HR Review.
The Office of the High Commission for Human Rights wants to see changes
in law and in perception, so that there is a better application of the HR.
As the Office knows that the implementation of the recommendations concerning
the HR is a huge burden to member states, it encourages them to do this
job.
Paul Frank
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Clôture de la Décennie internationale pour la promotion d'une culture de la paix.
Dans le cadre de la Décennie internationale 2001-2010 pour la promotion
d'une culture de la paix, le Comité d'Organisation de la Journée Internationale
de la Paix avait invité à une manifestation sur la place Guillaume à Luxembourg
le 18 septembre 2010. A cette occasion, l'animation de la musique pour la
paix était assurée par l'orchestre Icecream. Plusieurs grappes de ballons
multicolores avec des symboles de la paix ont été lachées dans le ciel.
Un stand d'information avait été installé par le représentants de l'ALNU.
Deux élèves du Lycée Aline Mayrisch, Magda Orlander et Anouchka Faber, ont
récité sur le podium central les poèmes pour lesquels elles avaient reçu
un prix de l'ALNU lors du dernier concours sur le thème de la paix.

Photo: Daniel Kelly
Citation de Jean-Jacques Rousseau: Wollen wir in Frieden leben, muss der
Friede aus uns selbst kommen / Si nous voulions vivre en paix, il faut que
cette paix vienne de nous-mêmes.
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La faim et les moyens.
Chaque année, le 16 octobre, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation
et l’Agriculture(FAO) célèbre la Journée mondiale de l’alimentation. Cette
journée est l’occasion de rappeler les défis posés à la sécurité alimentaire
mondiale par les risques liés aux enjeux globaux comme p.ex, la biodiversité,le
changement climatique, les pandémies, les migrations etc etc La thématique
retenue pour cette journée 2010 est la mobilisation et l’action sous le
titre ** Unis contre la faim **pour reconnaître les efforts réalisés dans
la lutte contre la faim dans le monde au niveau national, régional et international.
En effet, la crise alimentaire de 2007-2008, puis la crise économique et
financière, ont provoqué une augmentation du nombre de personnes touchées
par la faim, passant de 800 millions en 2006 au seuil critique de un milliard
de personnes en 2009.Pour la seule année de 2010,les experts prévoient que
64 millions de personnes supplémentaires auront été plongées dans la marmite
de l’extrême pauvreté. Ce constat accablant a été établi par la Banque mondiale
laquelle précise que l’objectif du Millénaire pour le développement, càd,
éradiquer la faim d’ici à 2015, ne sera pas atteint. Faut-il rappeler que
la lutte contre la faim et la pauvreté est le premier des huit Objectifs
du Millénaire pour le Développement et l’enjeu principal est d’assurer la
cohérence de l’ensemble des politiques ayant un impact sur la sécurité alimentaire
en tenant compte de la disponibilité des produits agricoles, de l’accessibilité
aux denrées alimentaires, de la prévention des crises et de la valeur nutritionnelle.
Revoit-on les images des mauvais souvenirs comme les émeutes de la faim
au Mozambique en septembre passé ? Je pense que oui car les conclusions
de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement citent
tout simplement que la sécurité alimentaire reste un problème pressant dans
beaucoup de pays en développement.
Beaucoup de facteurs naturels accentuent ces déséquilibres. La mousson violente
aux Indes, des inondations géantes qui ont dévasté les récoltes de riz et
de thé, dont les cours ont grimpé de plus d’un tiers en quelques mois. Mais
l’actuelle flambée des prix sur beaucoup de matières premières doit peu
à la nature, mais beaucoup à la spéculation. Les matières premières sont
devenues le nouveau terrain de jeu des organismes de placement, qui disposent
d’énormes liquidités offertes par les banques centrales. Après avoir tablé
sur l’immobilier, ces apprentis sorciers de la finance se tournent vers
les produits de base, métaux non ferreux, et les matières agricoles. Récemment,
un fonds spéculatif avait acheté le quart du stock européen de cacao et
quelques jours plus tard le cours de la tonne pulvérisait tous ses records.
Ce phénomène touche également le blé, le riz, le soja etc etc..
Que faire ? Certains dirigeants européens, très émus de ces situations évoquaient
le besoin d’une régulation sévère. En effet, lors de la crise des subprimes
on inventait des régulations mais qui ne changeaient rien ou très peu au
système. Alors on se replie tout simplement sur l’expression de paroles
magiques qui peuvent nourrir les illusions mais certainement pas une population
affamée.
Arsène Millim, président honoraire de l'ALNU
Sources: Trade and development report 2010, Genève; Archives AG
des Nations Unies
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Situation des pays
les moins avancés: vers une nouvelle architecture
internationale de développement ?
La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED)
vient de publier son rapport 2010 sur les pays les moins avancés (PMA) sous
le titre 'vers une nouvelle architecture internationale de développement'.
Un court résumé avec les éléments clé est présenté dans cet article.
Au cours de trois dernières décennies, les pays les moins avancés (PMA)
ont suivi une stratégie de développement destiné à libérer le potentiel
créatif des forces de marché par la réduction du rôle de l'Etat dans les
processus de développement. Au début du nouveau millénaire, avec l'émergence
des nouveaux pays moteurs de la croissance en Asie et des mouvements favorables
en termes de commerce, la croissance économique a commencé à s'accélérer.
Cependant, durant les trois dernières décennies, seulement deux pays ont
réussi à s'émanciper en dehors du statut de PMA, alors que le nombre de
pays tombant dans cette catégorie a doublé pour s'élever à un total de 48
pays dont la population globale devrait atteindre 1 milliard de personnes
en 2017.
La crise financière et économique mondiale a montré que les marchés ne sont
pas seulement créatifs, mais peuvent également être destructeurs.
En conséquence, une nouvelle architecture internationale de développement
(NAID) a été élaborée par la CNUCED sur la base d'un paradigme émergent
de développement, visant à donner la priorité au développement des capacités
de production plutôt qu'au commerce en fonction d'un modèle économique basé
sur un partage équilibré entre les domaines privés et publiques. L'Etat
devrait jouer un rôle plus important dans le guidage, la coordination et
la stimulation du secteur privé pour la réalisation des objectifs nationaux
de développement et de réduction de la pauvreté. Le renforcement des nouvelles
relations économiques Sud-Sud offre une opportunité majeure de développement
pour les PMAs pour une diversification des exportations, des investissements
et des ressources financières. Un des défis les plus urgents de nos jours,
auquel la communauté internationale est confrontée, consiste à marier les
mécanismes internationaux de soutien pour les PMAs avec un nouveau cadre
international de politique et de coopération qui puisse aboutir à un régime
de gouvernance plus stable, équitable et global pour tous les pays.
Le rapport identifie cinq piliers majeurs qui requièrent des réformes pour
mettre en place une nouvelle architecture NAID: l'architecture internationale
des finances, le commerce multilatéral, la politique internationale des
produits et matières premières, la technologie ainsi que l'atténuation et
l'adaptation en rapport avec le changement climatique.
La Finance.
L'apport de ressources financières est indispensable pour les investissements
productifs en vue de développer les infrastructures et les capacités de
production essentiellement dans le secteur domestique privé.
Concernant l'aide publique au développement des pays donateurs, le programme
d'action de Bruxelles sur les PMAs pour la décade 2001-2010 avait fixé une
allocation spécifique de 0.15 à 0,20 % du produit national brut de ces pays
en faveur des PMAs. Dans les faits, le pourcentage réel en dessous de 0,10%
indique que cette réorientation et augmentation des ressources financières
n'ont été mises en œuvre par les pays développés que très partiellement.
Le déliement de l'aide au développement revient à ouvrir les marchés concernés
à des fournisseurs non exclusivement situés dans le pays donateur. De cette
manière, les dépenses pour l'achat de produits sur les marchés locaux ou
régionaux profitent directement à l'économie des PMAs, De plus, la valeur
réelle de l'aide peut être augmentée jusqu'à 25% à cause d'une plus grande
efficience au niveau des coûts ( prix et frais de transport allégés, … )
. Or, les importants secteurs de la coopération technique et de l'assistance
alimentaire sont toujours exclus de ce déliement.
Au niveau du régime économique global, la mise en place d'un système financier
plus efficace et équitable nécessite la participation et le soutien des
pays développés: développement de la capacité d'administration nationale
des taxes, coopération internationale pour la réduction des fuites de capitaux
et de prix de transfert illégaux, ….
La réduction de la dette de 20 PMAs doit être poursuivie d'une manière plus
systématique.
Le Commerce.
Au niveau de l'Organisation Internationale du Commerce, les PMAs bénéficient
en principe de traitements spéciaux et différenciés. Cependant, il existe
toujours des exceptions défavorables. Ainsi, il n'y a pas de droits de douane
ou de quotas pour les exportations de produits des PMAs vers les autres
pays. Cependant, cette exemption n'est pas valable pour 3% des produits
que les PMAs seraient le cas échéant capables d'exporter.
De plus, les subsides des pays développés à leur agriculture domestique
sont toujours plus de trois fois aussi élevés que leur aide publique au
développement. Ces subsides servent en partie à exporter vers les pays en
voie de développement des produits agricoles à des prix de dumping, qui
concurrencent d'une manière déloyale et néfaste la production agricole locale
dans ces pays.
Les produits et matières premières.
Certaines nouvelles formes de politique internationale en matière de produits
et matières premières sont requises: établissement d'un fonds financier
global anticyclique pour le déboursement rapide d'une aide à l'occasion
des chutes brutales des prix, établissement de schémas de stabilisation
des prix par la constitution de réserves physiques et virtuelles, …
Technologie.
La connaissance ne constitue pas seulement un bien privé, dont la protection
devient de plus en plus élaborée, mais également un bien public. En effet,
les PMAs ont besoin d'un transfert technologue et d'une accumulation de
connaissance afin de pouvoir améliorer leurs capacités de production. De
nouvelles formes de gestion de biens internationaux publics sont nécessaires:
consortiums régionaux de partage technologique, banques de données sur les
licences, fonds de financement international de l'innovation dans les PMAs,
… .
Le changement climatique.
La plupart des PMAs sont situés dans des régions qui connaissent déjà un
certain stress environnemental. Si on y rajoute les faiblesses économiques,
ces pays sont particulièrement vulnérables au changement climatique et à
ses effets catastrophiques. Il a été estimé que pour chaque augmentation
d'un degré Celsius de la température globale moyenne, la croissance annuelle
moyenne dans les pays pauvres pourrait tomber de 2-3 %, alors qu'il n'y
aurait pas de changement dans la performance de croissance des pays développés.
La fréquence et l'intensité des événements de temps extrêmes dans les PMAs
( p. ex. sécheresses, inondations, températures extrêmes) a augmenté fortement,
avec cinq fois autant de telles péripéties durant la période 2000-2010 que
durant la période 1970-1979. Le nombre de personnes dans les PMA affectées
par ces événements extrêmes, a presque doublé, augmentant de 100 millions
durant la période 1970-1979 à 193 millions sur la période 2000-2010. La
réponse aux défis du changement climatique dans les PMAs, qui inclut une
réorientation de leurs économies vers des chemins de croissance plus résistants
au changement climatique et plus écologiquement durable, nécessitera une
injection importante de ressources financières avec des contributions externes
substantielles de la communauté internationale.
André Rollinger
Source: United Nations Conference on Trade and Development: The
least developed countries report 2010: towards a new international development
architecture for LDCs, December 2010, ISBN: 13: 9789211128130
Dimension raciale
de la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.
Alors que l'économie mondiale connaît un ralentissement, un secteur affiche
lui une santé florissante. Chaque année, des millions d'individus, femmes
et enfants pour la plupart, sont induits par la tromperie ou contraints
par la force à se soumettre à une servitude dont ils ne pourront se libérer,
quand ils ne sont pas vendus, simple marchandise à la merci d'un commerce
mondial dont les profits se chiffrent en milliards de dollars et qui est
dominé par des groupes criminels extrêmement organisés et agissant dans
l'impunité.
Le phénomène de la " nouvelle traite des esclaves ", s'est récemment
aggravé. Il est difficile de trouver des chiffres fiables, mais on estime
que la traite touche 45 000 à 50 000 femmes et enfants chaque année, pour
les seules victimes à destination des Etats-Unis. Des difficultés économiques
croissantes, notamment dans les pays en développement et les pays en transition,
les obstacles qui se dressent devant les candidats à la migration légale
et de graves conflits armés coïncident avec le développement du phénomène
et son extension à des zones jusqu'à présent relativement épargnées.
La traite des êtres humains est un phénomène qui touche toutes les régions
du monde et la plupart des pays. Les filières empruntées par les trafiquants
changent sans cesse, mais un facteur reste constant : l'écart économique
entre les pays d'origine et les pays de destination. Comme pour toutes les
autres formes de migration illégale, la traite se traduit systématiquement
par un mouvement d'un pays plus pauvre vers un pays plus riche. On retrouve
les femmes d'Asie du Sud-Est dans d'autres pays du Sud-Est asiatique ou
en Amérique du Nord et les Africaines en Europe occidentale.
Les trafiquants ont recours à toutes sortes de méthodes de recrutement et
sont rarement appréhendés et encore plus rarement poursuivis. Les sanctions
contre les personnes impliquées dans la traite d'êtres humains sont relativement
légères par rapport à celles dont sont passibles les auteurs de trafic de
drogue ou de trafic d'armes. La faiblesse de la répression s'explique, entre
autres, par le petit nombre d'affaires portées devant les autorités, une
situation qui se comprend aisément. Les victimes sont souvent traitées en
criminelles par les autorités de l'Etat d'accueil qui les arrêtent, engagent
des poursuites contre elles et les expulsent. Cette situation, jointe à
la peur de représailles de la part des trafiquants, fait que les victimes
de la traite n'ont guère intérêt à coopérer avec la police du pays d'accueil.
La méconnaissance de leurs droits, les obstacles culturels et linguistiques
et l'absence de mécanismes d'aide sont autant de facteurs qui contribuent
à isoler davantage encore les femmes victimes de la traite et à les empêcher
de chercher à obtenir justice.
Les victimes de la traite étant en grande majorité des femmes, on analyse
généralement le problème sous l'angle de la parité entre les sexes et de
la discrimination sexuelle, et non sous celui de la discrimination raciale.
La question de savoir si la discrimination raciale, ou d'autres formes de
discrimination, augmente la probabilité que les femmes et les filles soient
victimes de la traite a été peu étudiée. Cependant, lorsqu'on regarde de
plus près quelles sont les femmes qui sont le plus exposées, le lien entre
ce risque et la marginalisation raciale et sociale devient évident. Il est
à craindre, en outre, que la discrimination raciale ne détermine le traitement
réservé à ces femmes dans les pays de destination. De plus, des idéologies
racistes et la discrimination fondée sur la race, l'origine ethnique et
le sexe peuvent créer dans la région ou le pays de destination une demande
qui risque d'encourager la traite de femmes, des filles et des enfants.
Anny Bastian
Source: DPI (Department of Information) des Nations Unies
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La candidature du Luxembourg
au Conseil de Sécurité 2013-2014.
Pour la première fois depuis la création de Nations Unies, le Luxembourg
a posé sa candidature au Conseil de Sécurité 2013-2014. Les autres pays
dans la catégorie des pays 'Europe de l'Ouest et autres groupes' sont la
Finlande et l'Australie.
Il faut savoir que
le Luxembourg n'a jamais été membre jusqu'à présent, qu'il est un membre
fondateur de l'Union Européenne et qu'il remplit un rôle assume sa mission
de partenaire au niveau de la coopération au développement avec un pourcentage
très apprécié d'environ 1% pour l'aide publique au développement par rapport
au produit national brut.
En 2009, Mme Sylvie Lucas, Ambassadeur du Luxembourg auprès des Nations
Unies, avait été élu président du Conseil Economique et Social des Nations
Unies pour un mandat d'un an.
L'Australie occupait déjà un siège au Conseil de Sécurité en 1984. En décembre
2010, elle est intervenue lors du Débat public du Conseil de sécurité sur
les femmes et la paix et la sécurité.
Le vote aura lieu lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies en automne
2012.
Le texte officiel de la candidature du Luxembourg au Conseil des Sécurité
2013-2014 peut être trouvé sur le site Internet 'www.un.int/Luxembourg/'.
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Intervention de Mme
Sylvie Lucas lors du Débat public du Conseil de
Sécurité sur les femmes et la paix et la sécurité.
Dans son intervention devant le Conseil de Sécurité, le Représentant permanent
du Luxembourg a salué l’adoption de la résolution 1960 (2010) qui donne
suite aux recommandations du Secrétaire général pour lutter plus efficacement
contre la violence sexuelle dans les situations de conflit.

Dans son intervention devant le Conseil de Sécurité, le Représentant permanent
du Luxembourg a salué l’adoption de la résolution 1960 (2010) qui donne
suite aux recommandations du Secrétaire général pour lutter plus efficacement
contre la violence sexuelle dans les situations de conflit. Le Représentant
permanent a réitéré l’engagement du Luxembourg à participer à l’effort collectif
de la communauté internationale contre la violence sexuelle. Elle a fait
part d’une contribution récente du Luxembourg à la MONUSCO visant à financer
un programme de formation de formateurs de la police nationale congolaise,
et de permettre notamment de sensibiliser les membres de la police congolaise
à la thématique de la violence sexuelle et de leur donner la capacité de
mieux protéger les femmes et les enfants contre les actes de violence sexuelle.
L’Ambassadeur a annoncé par ailleurs le soutien d’un important projet du
DOMP qui vise à renforcer le leadership et la participation des femmes dans
les activités de consolidation de la paix dans les pays qui sortent d’un
conflit. Le projet prévoit notamment l’organisation de plusieurs réunions
au niveau national et au niveau régional, l’une concernant l’Afrique de
l’Ouest, l’autre la région des Grands Lacs, afin de faciliter l’échange
de bonnes pratiques en la matière. La protection des femmes et des filles
contre les violences sexuelles sera également thématisée dans ce contexte.
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Les Nations Unies dans le monde: Sélection
de quelques sites Internet.
Page d’accueil de l’ONU : www.un.org
Centre Régional d'Information des Nations Unies pour l'Europe Occidentale:
www.unric.org
Fonds des Nations Unies pour l’enfance UNICEF : www.unicef.org
Programme des Nations Unies pour l’environnement : www.unep.org
Programme de l’ONU pour le développement PNUD : www.undp.org
Programme alimentaire mondiale : www.wfp.org
Bureau des Nations Unies à Genève : www.unorg.ch
Organisation des Nations Unies pour l’éducation
la science et la culture : www.unesco.org
Bureau du Haut Commissaire de l’ONU pour les droits
de l’homme/Centre pour les droits de l’homme : www.ohchr.org
Bureau du Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés: www.unhcr.ch
Millennium Ecosystem Assessment : www.millenniumassessment.org
Année internationale de la biodiversité 2010 : www.
Cbd.int/2010
Décennie internationale 'Eau, source de vie' 2005-2014 www.un.org/waterforlifedecade
Année internationale du rapprochement des cultures www..unesco.org/fr/rapprochement-
cultures 2010 : of-cultures/
Année internationale des forêts 2011 : www.un.org/esa/forests/2011/2011.html
Année internationale de la chimie 2011 : www.chemistry2011.org/
Sites multimedia: télévision, videos, … :
www. unmultimedia.org
www.youtube.com/user/unitednations
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